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Revue de presse
Plus de chantiers de logements sociaux - 02/10/2011
 Dès le début de l'année, de premiers clients, essentiellement des ouvriers et personnes à revenu modéré, ont pu acheter un appartement dans un HLM à Hanoi, à Dà Nang ou à Huê (Centre). Le Département de gestion du logement et du marché immobilier du ministère de la Construction estime que d'ici la fin de 2011, des dizaines de milliers d'autres familles auront fait de même.

"Notre famille a emménagé fin 2010 dans notre nouvel appartement que nous avons pu acquérir grâce aux investissements du gouvernement dans le logement social, ce qui permet à des personnes de revenu modeste ou faible comme nous d'être propriétaire", déclare avec satisfaction Huynh Quôc Viêt qui vit maintenant dans l'immeuble Ngô Thi Nhâm, dans l'arrondissement de Hà Dông à Hanoi.

Selon les statistiques du ministère de la Construction, ce sont près de 200 projets de logement social qui seront réalisés durant la période de 2009 à 2015, ce qui représente plus de 166.000 appartements qui répondront aux besoins de près de 700.000 personnes. Fin juin dernier, 39 de ces projets ont été mis en chantier pour un coût total de 4.000 milliards de dôngs. Représentant près de 790.000 m², ils pourront accueillir environ 67.000 personnes. À ce jour, 1.700 appartements ont été achevés, et 800 ont déjà été acquis à Hanoi et Dà Nang.

La capitale s'efforce de construire entre 2010 et 2015 quelques 15.000 logements de 70 m², totalisant près de 1,1 million de mètres carrés pour les familles au revenu modeste, ainsi que 28.700 autres, totalisant 1,6 million de mètres carrés, pour les besoins de la moitié des ouvriers de ses zones industrielles, soit 230.000 personnes. Pour ce faire, le budget prévisionnel de la capitale a été fixé à près de 18.000 milliards de dôngs.

La Compagnie de construction Vinaconex Xuân Mai - une des pionnières dans le développement de logements sociaux - a mis en vente fin 2010 les 328 appartements de l'immeuble Ngô Thi Nhâm. Son directeur général adjoint, Nguyên Van Da, indique qu'à ce jour, elle n'a pu souscrire aucun emprunt à taux d'intérêt préférentiel, ce qui est "une de nos principales difficultés. Pour achever ce projet, nous avons dû emprunter 140 milliards de dôngs dans une banque commerciale à des taux d'intérêt élevés, ce qui représente 65% du budget de ce projet".

Cela étant, les immeubles de Vinaconex Xuân Mai intéressent actuellement un grand nombre d'acheteurs en raison de leur emplacement comme de leurs services techniques. Outre ce projet de Hà Dông, cette entreprise construit actuellement plus de 800 appartements dans l'agglomération Kiên Hung (arrondissement de Hà Dông, Hanoi). Ces logements devraient être commercialisés au 2e trimestre 2011. Elle s'apprête en outre à se constituer un parc locatif de logements sociaux, annonce un responsable.

Besoin de nouvelles politiques privilégiées

Suivant la décision gouvernementale 67, les entreprises développant de tels projets sont autorisées à solliciter des prêts à taux d'intérêt préférentiels auprès de la Banque de développement du Vietnam (BDV). Mais de fait, les capitaux accordés par cette banque sont modestes. Deux raisons à cela. D'abord, cette banque rencontre des difficultés de mobilisation de capitaux compte tenu du volume de grands projets dont elle a reçu la charge de financer par le gouvernement. Ensuite, sa direction s'implique peu dans l'application des politiques de développement du logement social et, à ce jour, son encours de crédit n'est que de 740 milliards de dôngs au profit de seulement cinq projets...

Autre problème constaté dans l'application de cette décision 67, la superficie des appartements. Prévue entre 30 m² et 70 m², le plus petit appartement des projets de logements sociaux construits à Hanoi est de 60 m², ce qui limite évidemment les possibilités d'achat pour les familles les plus modestes. En effet, un tel appartement est vendu 10,5 millions le mètre carré soit 630 millions dôngs, ce qui est au delà des capacités de financement d'un fonctionnaire publique ou d'un employé. Or, selon les spécialistes en immobilier, un appartement de 30 m² à 40 m² devrait coûter environ 400 millions de dôngs, ce qui serait plus raisonnable pour ces familles.

À cela, les représentants des sociétés réalisant de tels projets mettent en avant que leurs prix pourraient être moindres si seulement elles obtenaient des terrains libres d'occupation et bénéficiaient réellement des privilèges déterminés par le gouvernement. Elles soulignent en outre que l'accès à de nouvelles techniques et matériaux de construction leur permettraient de baisser leurs coût de revient.

Le vice-ministre de la Construction, Nguyên Trân Nam, relève pour sa part qu'afin que de plus en plus de personnes de faible revenu puissent acquérir un logement, les projets des HLM doivent être accélérés... L'analyse de la demande de ce segment du marché montre qu'elle est non seulement très forte, mais socialement pressante.

Il estime que les projets de logement social "fonctionnent" bien, surtout à Hanoi. S'agissant de ceux pour étudiants, près de 200 projets ont été lancés et la moitié d'entre eux ont été achevés. "Je viens d'en contrôler deux, l'un à Pháp Vân (Sud du centre-ville de Hanoi) et l'autre à My Dình (Ouest du centre-ville). Tous deux ont été bien réalisés", déclare M. Nam. Toujours selon ce dernier, un bon exemple de logement pour ouvriers est le projet de Dông Anh, destiné au personnel des zones industrielles situées le long de l'autoroute Thang Long-Nôi Bài.


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